
Mesdames, Messieurs,
Chers colibris,
C’est parti !
Les 18, 19 et 20 novembre 2026, l’Association des Managers Hospitaliers de Guadeloupe vous donne rendez-vous au Centre Hospitalier Jacques Salin – Palais Royal, Les Abymes, pour trois journées de rencontres, de réflexion, de partage et d’engagement.
Au programme, deux rendez-vous désormais incontournables :
Les Rencontres Paramédicales de Guadeloupe – RPG, pilotées par le Pôle Recherche Paramédicale, et Les Journées Annuelles des Managers Hospitaliers de Guadeloupe – JAMHG, pilotées par le Pôle Management.
Aujourd’hui, nous lançons officiellement la campagne de pré-inscriptions 2026 !
Vous pouvez dès à présent découvrir la version 1 du préprogramme, qui donne les premières orientations de ces journées. Elle sera enrichie dans les prochains jours avec les noms de nos invités d’honneur, grands témoins, intervenants et partenaires.
Cette nouvelle édition s’annonce une nouvelle fois comme un temps fort pour penser ensemble l’avenir de nos organisations, partager les expériences de terrain, valoriser les initiatives professionnelles et faire vivre une dynamique territoriale autour du management et de la recherche paramédicale.
Et parce que ces rencontres dépassent désormais les frontières de notre archipel, nous aurons, nous l’espérons, le plaisir d’accueillir une nouvelle fois nos collègues et amis de Martinique et de Guyane.
Trois jours. Deux événements. Une même ambition : faire se rencontrer les idées, les expériences et les professionnels qui font avancer l’hôpital et le système de santé.
Nous comptons sur vous pour être nombreux au rendez-vous !
Pré-inscrivez-vous dès maintenant et partagez largement l’information autour de vous.
Merci pour votre confiance, votre fidélité et votre engagement aux côtés de l’AMHG.
Rendez-vous les 18, 19 et 20 novembre 2026 !
Pour l’AMHG
Le Pôle Communication
email : info@amh-guadeloupe.com
Faisons connaissance avec F. DESPLAN (sociologue et anthropologue)
Sociologue et anthropologue, Fabrice Desplan est directeur fondateur du cabinet SAEXFO Consulting (certifié Qualiopi, 2022). Il participe aux innovations managériales en rendant accessible les sciences humaines pour les professionnels de santé et toutes structures traversées par des problématiques éthiques. Il accompagne les professionnels en déployant des pratiques pédagogiques qui se déploient au sein même des services pour quelles restent encrées dans la réalité et soient directement utilisable par les professionnels.
Qualifié aux fonctions de maître de conférences, il a été chercheur au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (EPHE-CNRS), où il a rencontré Jean-Paul Willaime, Jean Baubérot, Émile Poulat ou encore Sébastien Fath. Depuis 2022, il accompagne avec la Direction générale des soins et le Service de Formation continue du CHU de Lille un dispositif de simulation managériale qui a formé près de 200 cadres et cadres supérieurs. Son engagement l’a conduit également à déployer des formations pour le Département de Mayotte.
Sa posture est celle de l’« expert impliqué-distant » : il ne vient pas à l’hôpital pour y faire de la sociologie, mais pour mettre la sociologie à disposition des professionnels, comme on met un outil à portée de main. Il mobilise à cet effet un corpus qu’il met régulièrement en dialogue : Raymond Boudon (bonnes raisons d’agir), Max Weber (rationalités multiples), Laurent Thévenot (régimes d’engagement), Elinor Ostrom (gouvernance des communs), Claude Dubar (identités professionnelles), Howard Becker (socialisation et déviance).
Son ancrage originel dans la sociologie du religieux dont il est l’un des spécialistes reconnus pour l’espace francophone nourrit une expertise complémentaire sur les questions éthiques et interculturelles du soin autour de problématiques comme l’autonomie du patient, laïcité en établissement de santé, gestion du fait religieux, décodage des malentendus culturels entre soignants et patients. Formé auprès de Jean Baubérot et Philippe Portier sur ces questions, il en fait un axe régulier de ses interventions.
Auteur de plusieurs articles scientifique et d’ouvrages dont Entre espérance et désespérance (Empreintes, 2010), Des cultures à la MétaCulture évangélique (FFS, 2021) et Comprendre les logiques hospitalières pour mieux manager (GERESO, octobre 2026, postface de V. Facon, directeur de Toyota Boshoku France), il tient également le blog Sociologiser (dixmai.com, référencé BNF depuis 2006) et intervient régulièrement sur Radio Vie Meilleure en Guadeloupe. Son article en ligne archivé sur le site Son double ancrage antillais et européen alimente une attention constante aux dynamiques identitaires et interculturelles des collectifs.
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Le manager de santé guadeloupéen : un artisan permanent du succès
Pour ces lignes normalement consacrées à mon ouvrage à paraître en octobre « Comprendre les logiques hospitalières pour mieux manager. Sociologie pratique du management des établissements de santé », deux possibilités s’offrent à moi au regard de la carte blanche laissée par Lucien Jean‑Denis :
1) faire un teaser pour stimuler l’intérêt en revenant par ricochet sur les acquis de vingt années de pratiques pédagogiques dans les services ;
2) et c’est mon choix, la « simplexité », c’est‑à‑dire tenter de dire simplement les choses complexes du manager hospitalier antillais.
Il faut dire que c’est le quotidien du cadre. Toutes ses missions, de celles qui passionnent à celles qui refrènent, articulent des enjeux humains, scientifiques, juridiques et administratifs complexes avec des attentes d’usagers et de collègues pourtant simples, évidentes. Ainsi, je présente souvent le manager en santé comme un agent de la simplexité.
C’est particulièrement le cas en Guadeloupe. Il fait face à des attentes légitimes de prise en charge des
usagers et de qualité de vie au travail des agents. Simple dans l’énoncé. Mais il y répond en naviguant dans la complexité. Et la plus grande des complexités se cache derrière une fausse simplicité, une fausse évidence. Par exemple, il doit décoder les « tchip », les « nou toujou fè sa » ou encore les « zot la pou sa », et les traduire en normes, en codifications, en indicateurs, en outils de gestion des évènements indésirables. Comme les difficultés aiment s’enchaîner, le cadre guadeloupéen doit accompagner les équipes dans une mutation accélérée des politiques de santé. Cette accélération connaît des poussées plus fortes sur un territoire où le centralisme étatique a du mal à accepter les adaptations nécessaires localement, où le sentiment d’esseulement (je préfère ce terme à « abandon ») est vérifié par les faits. De plus, comme pour amplifier encore la complexité, le cadre exerce ses missions auprès d’une population vieillissante, dans un partenariat toujours à renouveler avec la médecine de ville, en étant témoin des effets socio‑économiques sur la prise en charge, en observant un accès de plus en plus complexe à une formation continue adaptée à la Guadeloupe, ou encore l’exil toujours massif des compétences, sans compter les défis du nouveau CHU.
Le manager en santé est un artisan qui, malgré ce contexte, doit rester convaincu que ses missions, surtout celles réalisées autrement qu’il ne le désirerait, en raison des complexités du terrain, sont des succès pour toute une population. Il est en ce sens, comme je le dis lors de mes interventions après des démonstrations plus académiques, « le garant de la cohésion sociale ». Il est celui qui fait lien. Je l’écris d’ailleurs sur mes tableaux à la main, à l’ancienne : « Un cadre est un artisan permanent du succès qu’il ne faut plus invisibiliser. »
Mon livre a une ambition simple : accompagner le cadre dans sa simplexité, en lui permettant (directement, sans détour) d’appliquer de manière innovante les acquis des sciences humaines. Voir autrement ce qu’il regarde tout le temps. Comment faire face à des agents qui s’opposent sincèrement parce qu’ils ont des visions opposées ? Que retenir de la sociologie pour comprendre et faire converger les actions de tous ? Comment favoriser une acceptation du changement ? Comment vivre les mutations sans se renier ? Comment penser à soi en réfléchissant pour les autres ?
Pour répondre à ces questions, je vous présente Sophie. C’est une cadre de santé qui, durant tout le livre et chapitre après chapitre, découvre puis applique dans son service la sociologie. Elle n’est pas une sociologue, juste une manager sensibilisée aux grandes logiques sociologiques. C’est une cadre sociologisante, non une héroïne. Sophie comprend qu’être cadre, ce n’est pas tout faire, tout réussir : c’est permettre que tout se fasse pour qu’émerge la réussite. Elle échappe progressivement à la culpabilisation et parvient à accompagner ses agents vers la réussite collective. Elle permet que les relations se reconfigurent, que le chef de pôle devienne plus conscient des contraintes du cadre et que le cadre soit plus réceptif aux siennes. De l’accueil des stagiaires au règlement des conflits, en passant par la modification des protocoles, Sophie doit faire face à des exigences variées qui peuvent submerger. Mais, progressivement, elle acquiert et applique des éléments de sociologie pratique. Sous son impulsion, les réfractaires au changement se sentent compris et prennent le train en marche. Les conflits sont mieux accompagnés. Apparaît alors une nouvelle culture de travail, progressivement construite sur une meilleure conception des logiques à l’œuvre.
Tous les chapitres se terminent par cinq situations pratiques que j’ai observées et accompagnées dans des services et en formation. Une fiche pratique que le cadre peut utiliser pour prendre de la distance et poser un nouveau regard conclut chacun des six chapitres. L’ambition était de vous proposer non pas de l’universitaire, mais du pratique.
L’ouvrage est aussi un écho aux actions de l’Association des Managers Hospitaliers de Guadeloupe.
Chaque année, j’accueille au sein de l’IFCS de Lille des faisant‑fonction venus de Guadeloupe. À chaque
fois, nos échanges portent sur leurs spécificités : ils contribuent à poser une réflexion adaptée à la réalité locale antillaise, et ces conversations me conduisent toujours à mesurer l’apport de l’AMHG.
L’AMHG est ce que le sociologue américain Peter Berger aurait certainement appelé une « structure de
plausibilité ». Qu’entendre par là ? Simplement, une institution sociale qui transmet les normes et les valeurs au travers d’actions simples (comme des rencontres) où des savoir‑faire complexes sont échangés, construits, diffusés et, surtout, acquis. L’AMHG est ainsi une véritable institution pédagogique de la simplexité, dont le développement, par sa qualité, en estomaque beaucoup, moi le premier.
C’est bien pour cela que je l’écrivais en ouverture : le manager de santé guadeloupéen est un artisan permanent du succès. Un artisan patient, discret, qui tient à bout de bras la cohésion sociale de tout un territoire, ce que ne dit jamais aucun tableau de bord.
Ce livre, à paraître aux éditions GERESO en octobre 2026, ne prétend pas remplacer ce qui se construit ici. Il est porté par la préface d’une directrice antillaise, Mme Mormin Noé, d’un très récent hôpital belge, le Grand Hôpital de Charleroi. Il s’achève par la plume de M. Vincent Facon, vice‑président de Toyota Boshoku. Ce dernier point peut surprendre. C’est un choix fort, car le modèle managérial de Toyota est pris en exemple dans toutes les formations de directeurs d’hôpital. Son regard sur les managers en santé est édifiant et confirme que le cadre doit prendre conscience qu’il est un expert de la réussite. Sa conviction s’appuie sur quelques clés du livre puisées dans la sociologie, enfin rendue pratique pour vous aider à voir autrement ce que vous regardez tous les jours. Il aspire à être un compagnon.
Vous en avez déjà un, précieux : l’AMHG. Elle rassemble, elle forme, elle donne à réfléchir, elle transmet
cette « structure de plausibilité » dont je parlais plus haut. Deux compagnons différents, consonants, pour un même métier : le vôtre, celui d’artisan permanent du succès.
Merci à Lucien Jean‑Denis et à toutes celles et ceux qui font vivre l’AMHG.
À très vite dans les pages dulivre.
Fabrice DESPLAN
Sociologue
Président de SAEXFO
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Espace HDJ – Domaine de Choisy
Le Café des aidants, c’est quoi ?
Un espace convivial d’information, de rencontres et d’échanges, destiné à tous les aidants non professionnels, quels que soient l’âge ou la pathologie de la personne accompagnée.
Les rencontres sont animées par des professionnels spécialisés dans l’accompagnement des aidants. Elles permettent notamment de :
partager son expérience avec d’autres aidants ; s’informer et échanger autour d’une thématique ; bénéficier d’un moment convivial et bienveillant.
Chaque rencontre s’articule autour d’un thème précis, suivi d’un temps d’échange et de partage d’expériences.
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